Je suis un Mohican paranoïaque, mais je me soigne (ou pas)

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Bien que je le trouve étrange à tous points de vue, (et que je m’y énerve parfois, je l’avoue), j’aime ce Mooc. Le connectivisme du MOOC ITyPA a cet avantage qu’in fine, les questions que je me pose, finissent par obtenir des réponses ou des reprises de ces questions formulées plus clairement (pas comme cette phrase).

Encore et toujours les données personnelles (oh ! non…)

C’est ainsi que j’ai vu resurgir la question de l’utilisation et de la sécurisation des données personnelles à plusieurs reprises : lors du hangout du 8 novembre, elle a été abordée, notamment par Soufiane et Morgan Magnin. Lors de celui du 18 octobre Jacques Cool nous avait annoncé avoir quitté Facebook pour cette raison. Le 31/10, c’est François Magnan qui signalait les problèmes de confidentialité des données déposées dans le « cloud » et auparavant, Solidairnet nous avait concocté un résumé « storifyé » de la discussion, avec tout à la fin une petite piste pour essayer garder un minimum de contrôle (on voit quand même que je suis ce qui se passe, au moins sur certains sujets).

Et sur le forum (dans la discussion sur la veille) la question a été formulée plus clairement le 8/11 par Jean-Yves Jeannas. Je  reprends tel quel (même si c’est un peu long, ça donne l’impression que j’écris des articles conséquents) :

« Bonjour,
Mon intervention pourrait s’appliquer à beaucoup de sujets, mais celui de la veille me semble opportun.
Il s’agit de déterminer où (au sens géographique) vont nos données, et par qui et comment elles sont exploitées.
Il est nécessaire de poser un préalable et un pré-requis.
Le préalable est que nous devons être convaincus que de dire « je n’ai rien à cacher » ne suffit pas à se protéger !
Le pré-requis est de savoir que les techniques de data-mining (fouille de données) évoluent de manière exponentielle et surtout à des années lumière de la connaissance de l’informatique en tant que science par le commun des mortels (essentiellement les mortels français, car dans la majorité des pays du monde il y a des cours de science informatique pour tous dès le primaire (Roumanie, Hongrie, Corée du Sud, etc., etc., etc.).
Entrons donc dans le sujet…
Qui a conscience du fait que d’utiliser le fameux « cloud » pour stocker, partager, diffuser, permet de dresser un profil complet et exhaustif ?
Rappelons le désastre de la mise sur la place publique des informations personnelles de Marc L., personne prise au hasard par un journal il y a quelques années, voir :http://www.paperblog.fr/1545417/le-tigre-et-l-article-qui-derape-marc-l/
Alors, lorsque l’on s’aperçoit que l’ensemble des personnes qui font la promotion des outils numériques pour apprendre n’utilises que des services dont au mieux on ne connait pas le statut physique et juridique, et au pire auxquels nous abandonnons tous nos droits (réseaux sociaux…le rêve de Georges Orwell ?), on est en droit de se poser la question de la connaissance effective de ces problématiques par les usagers des ces systèmes…
Et pourtant, il existe des services en ligne loyaux, libres (au sens de l’open source), que l’on peut installer sur des serveurs que l’on maitrise, pour enfin arriver à des services en lignes loyaux.
Je citerais pour mémoire IDENTICA (identi.ca), et Diaspora ou Elgg.
Par exemple, je microblogue sur identi.ca, et c’est sur un compte twitter fantôme que mes avis sont retransmis…
Et encore, nous pourrions avoir notre propre noeud status.net (le moteur d’identi.ca) pour mieux nous protéger !
Alors ma question est simple, doit on sacrifier notre liberté sur l’autel d’une soi disant meilleure « utilisabilité », qui est souvent plutôt une incapacité à se déconditionner ?
Doit on devenir, au mieux des moutons, au pire des « Lemmings », du monde numérique ? (voir :http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2009/08/r%C3%A9seaux-sociaux-mai… )
Mais peut-être fais je partie des derniers des Mohicans ?
Merci à vous de vos avis éclairés…
Bien numériquement,
J-Y Jeannas, Chargé de mission C2i et formation des enseignants, université Lille 2, vice-président éducation AFUL (aful.org), promouvoir les formats ouverts et les services en ligne loyaux. »

Je n’ai pas d’avis sur les solutions proposées, car je n’en ai jamais entendu parler. Mais l’argumentaire développé m’intéresse beaucoup (d’où le titre de cet article).

Que dois-je apprendre ? ( semaine 6 : définir ses objectifs)

Autour de moi (IRL, pas au MOOC), les professionnels de l’informatique, d’Internet et des systèmes d’information sont très réticents face au « cloud » (problème de confidentialité et de sécurisation) et à la multiplication des outils (problème de la « techno-béatitude »)

Plus les choses avancent et plus je me dis qu’en 10 semaines, on ne peut avoir qu’une toute petite approche de ce que l’on voudrait apprendre : je souhaite comprendre comment « tout ce machin » fonctionne avant de l’utiliser davantage. C’est la raison pour laquelle, (parce que je sais que je ne sais vraiment pas grand chose,) j’ai décidé de commencer par la dactylographie. Mais aussi, je suis les cours en ligne d’un expert qui aborde les choses d’une manière qui me convient, Hervé le Crosnier (c’est là que j’ai trouvé le terme de « techno-béatitude »). Enfin, je me suis fait un petit programme de formation sur le site du zéro qui m’avait été recommandé par lau972 et encore quelques autres trucs dont j’ai déjà parlé. Il va me falloir du temps, c’est évident, et, je le concède, un peu plus d’organisation. En plus, c’est à compléter : merci de  me faire part de vos suggestions.

Toutefois, il me semble que l’enjeu le mérite : l’on nous répète que nous sommes dans une économie de l’attention où ce qui se vend est le temps de cerveau disponible. Je n’aime pas la TV car je trouve qu’elle me zombifie, m’instrumentalise et ne concourt donc pas à mon émancipation. Si les mêmes problématiques se posent avec internet, elles nécessitent une réelle approche critique et scientifique.

On l’aura compris, « apprendre à apprendre » n’est pas ma préoccupation majeure (d’où mes errements dans ce MOOC par moments), mais à la question « que dois-je apprendre ? », je commence à pouvoir répondre : avant d’utiliser des outils variés, je dois cerner les enjeux techniques/scientifiques, économiques, éthiques,  juridiques,… (c’est la preuve que j’ai bien fait de m’inscrire).

Une petite vidéo, histoire de  réviser ce  que j’ai appris à faire

J’ai pris la résolution (la tiendrai-je ? et est-elle utile/conseillée ?) de mettre tous les liens en clair à la fin de l’article, car il est parfois désagréable de cliquer sur des liens sans savoir sur quel site/page on est renvoyé :

http://itypa.mooc.fr

http://wriri.wordpress.com

http://morganmagnin.net

http://zecool.com

http://www.francoismagnan.info

http://solidairnet.blogspot.fr/2012/10/mes-fils-rss-pour-suivre-itypa.html?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

http://storify.com/solidairnet/anonymitypa

http://itypa.mooc.fr/comment/1413#comment-1413

http://jyjeannas.lautre.net/tiki-index.php

http://www.canal-u.tv/producteurs/centre_d_enseignement_multimedia_universitaire_c_e_m_u/culture_numerique_2012_2013

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hervé_Le_Crosnier

http://www.siteduzero.com

http://itypalie.wordpress.com

http://owni.fr/2012/08/27/microsoft-programme-lecole/

http://owni.fr/2012/10/23/bon-mobile-chasseur-moustiques/

http://www.rue89.com/2012/06/28/linformatique-lecole-il-ne-suffit-pas-de-savoir-cliquer-sur-une-souris-233389

http://www.cnil.fr

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Scrapbook

Pendant que tout le monde est parti en vacances, le MOOC itypa continue. François Magnan est venu nous parler de la veille et nous a présenté plusieurs outils, dont Scrapbook pour Firefox. Il s’agit d’une extension permettant de capturer à la volée des images, des pages, du texte, et de prendre des notes. Sa limite essentielle (si j’ai bien compris) est qu’il est peu partageable, car il est dans le navigateur et non dans le cloud. Il sert davantage à « capitaliser » l’information qu’à la diffuser.

Il a dit que c’était facile à installer et à prendre en main et c’était vrai.

Un article plus complet ici.

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Battrez-vous Helena Matouskova ?

(Elle est la championne du monde de vitesse de dactylographie…)

Moi pas. J’écris avec 2 doigts et en faisant beaucoup d’erreurs. Dans mon objectif d’apprendre à mieux utiliser l’ordinateur, je commence par apprendre la dactylo. Ben, oui, c’est l’occasion… J’ai trouvé quelques trucs pour m’entrainer :

Y a plus qu’à.

Et vous avez-vous appris la dactylo ou est-ce une disposition naturelle ?

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Où sont les Moocquitos ?

est-il difficile d’insérer une carte ?

En fait, non, c’est comme pour la vidéo .

(Mais je ne comprends pas pourquoi quand j’affiche la carte, je vois toujours une petite bulle s’ouvrir…)

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un truc par jour

framapad

Ecrire en ligne peut susciter bien des interrogations.

Pour démarrer (tout) petit, sans se poser le problème du sujet, ni celui de la construction d’un plan ou de la justesse de la formulation, on peut essayer framapad.

tiossane présente le guide d’utilisation, un résumé et un bac à sable pour tester.

La facilité de ce test particulier est de montrer que l’on n’a pas besoin d’écrire réellement soi-même quelque chose, puisqu’il suffit de copier/coller les jeux de mots autour du MOOC ITYPA (pour les feignants, comme moi, ils sont en partie recensés sur la lettre d’information). On voit alors le document se construire. Cette première étape est aisée techniquement, ne requiert aucune compétence rédactionnelle particulière et permet de participer à l’élaboration d’un document au ton humoristique.

30 minute max. pour pour lire le billet de tiossane et ajouter une participation au bac à sable…

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60 secondes pour comprendre … ou decouvrir

60 secondes pour comprendre … ou decouvrir.

Effectivement : ça permet de clarifier rapidement les notions et je trouve que ça réserve des surprises (sur lesquelles il convient de ne pas trop dériver) :

Mots-Clés : identité numérique – Orange le collectif

 

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J’ai des doutes…

J’espérais me former sur une problématique : « Internet, tout y est pour apprendre », étais motivée pour travailler et croyais être prête à devenir le cobaye des pédagogies innovantes en action. Mais peu à peu, un certain malaise s’insinue et j’ai des doutes…

e-bricolage

Il est surtout question pour l’instant d’acquérir des « compétences » opératoires sur une débauche d’outils dont l’utilité m’échappe parfois (et dont la vision m’horripile de plus en plus). Bien sûr, il est nécessaire de prendre en main certaines technologies pour s’immerger (sans se noyer définitivement, si possible) dans les méandres de la  question.

Mais j’ai un peu l’impression d’être dans un centre aéré bizarre, où l’on se livre à des activités de bricolage sur un rythme frénétique, mais où peu de temps serait consacré à la réflexion, à la construction de connaissances.

e-pédagol

A force de novlangue sur les apprenants autonomes participatifs et connectés, je suis saturée des discours sur la pédagogie numérique (ou pas). Et il y en a beaucoup au MOOC (j’aurais dû m’y attendre.) On nous a même proposé de lire un terrible article de Meirieu ! (non je ne donne pas le lien, ça m’a trop déprimée).

Il y a certes une discussion sur le parti pris pédagogique de la part des organisateurs, qui misent sur  l’autonomie connectée des inscrits pour construire le cours, si je puis m’exprimer ainsi. On verrait donc émerger au fur et à mesure des « productions » creusant et structurant la réflexion « Internet tout y est pour apprendre ». Elles pourraient devenir des « biens communs du savoir »…

 Pourquoi pas, mais j’ai des doutes…

e-brutalité

En effet, certains participants et apprentis ( ?) « curateurs » nous renvoient vers des expérimentations  sur l’apprentissage hypnopédique qui me font froid dans le dos, ou nous conseillent de tester des outils qui vont nous montrer qu’on réfléchit trop sans que ça  semble émouvoir personne. D’autres  « producteurs » qualifient les questionnements sur la présence numérique  « d’obscurantisme »,  ou  les inscrits de « névrosés du développement personnel »

e-étrangeté

Je suis étonnée par ailleurs, que les inscrits soient renvoyés vers l’extérieur pour trouver des ressources sur le funboard ou la cuisine chinoise. J’avais pensé que depuis l’intérieur du MOOC, nous aurions été orientés davantage vers quelques textes de référence, ayant une approche un peu critique sur  l’enseignement avec le numérique/ Internet, son histoire, ses enjeux, limites et perspectives, les aspects philosophiques, techniques, scientifiques, économiques, juridiques, psychologiques, que sais-je…

On a bien des pistes de réflexion sur les MOOC : ils se développent et posent la question de leur financement, de leur absence de délivrance de diplôme, des options pédagogiques différentes, du taux d’abandon spectaculaire. Mais cela me semble émietté et dissous dans le bruit de l’ « abondance » (1 forum + des centaines de twitts + de dizaines de blogs + les scoop.it et autres).

e-frontalisme magistral (c’est le mal absolu)

Il paraît que des inscrits réclament des cours. Peut-être bientôt réclameront-ils bientôt des cours magistraux, à l’instar des étudiants canadiens.  Certains (peut-être les mêmes) se plaignent du « bordel » du MOOC. S’ils veulent un cadre et du contenu valide, je les comprends. Tout construire et trouver soi-même, (même sur le mode collaboratif) oblige en quelque sorte  à réinventer en permanence le fil à couper le beurre. C’est épuisant , très (trop) impliquant et chronophage (avec ou sans outil d’optimisation des plannings).

A l’inverse, d’autres réclament plus de bordel collaboratif et tout le pouvoir aux apprenants.

Du coup, j’ai des doutes…

e-bienveillance et Community management

Je ne mets pas en cause la bonne volonté des organisateurs, qui sont très attentifs aux demandes, (pourtant parfois divergentes des participants) et salue la bienveillance de ceux qui aident les débutants sur les questions techniques.

Alors, oui depuis le début, j’ai appris des choses : un peu sur les MOOC, un peu sur la création et l’utilisation du blog (mais très peu sur les enjeux de la publication sur un tel outil), j’ai découvert que j’avais déjà un « environnement d’apprentissage personnel » mais que je n’en connaissais pas le nom et ai commencé à apprendre à l’optimiser, …

 Mais, j’ai des doutes quant au fait que le MOOC ItyPA puisse réellement m’aider à structurer tout cela et à le mettre en perspective.

Soit je me suis trompée, soit je suis trop pressée, soit finalement je ne suis pas trop d’accord pour être cobaye d’une expérience pédagogique, fût-elle connectiviste, soit enfin, je dois mieux trier l’information que je reçois pour filtrer  et me concentrer sur celle qui m’intéresse.

J’ai des doutes…

 

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